Les emplois technologiques font partie de la solution au problème du chômage chez les jeunes

 

Frôlant les 14 %, le taux de chômage chez les jeunes au Canada est un grave problème. Pourquoi donc les employeurs ont-ils tant de mal à embaucher des techniciens compétents dans le secteur de l’économie numérique, où le taux de chômage est inférieur à 3 %? D’où vient ce décalage entre les jeunes en quête d’une carrière et le secteur d’emploi le plus dynamique au pays?

Il vient du fait que les technologies de l’information et des communications (TIC), l’informatique, le génie et les autres programmes axés sur la technologie ne figurent pas parmi les choix populaires chez la future clientèle des établissements d’enseignement postsecondaire. Cela explique en partie cette disparité entre des emplois technologiques en demande et bien rémunérés et des jeunes qui n’ont pas les compétences nécessaires pour les combler.

Les jeunes Canadiens de moins de 24 ans ont du mal à se trouver un emploi; en effet, près de la moitié occupe un emploi à temps partiel et 14 % sont sans emploi. En revanche, 90 % des entreprises canadiennes interrogées affirment subir une certaine pénurie de compétences en technologies de l’information (TI) nécessaires au bon fonctionnement de leur organisation, d’après un rapport de la Computing Technology Industry Association (CompTIA)

Le fossé des compétences technologiques au Canada se creuse; en effet, 106 000 emplois en TIC ne seront pas comblés d’ici 2016, selon le Conseil des technologies de l’information et des télécommunications (CTIC).

Selon un sondage réalisé récemment auprès d’employeurs par Robert Half Technology, les emplois en développement d’applications, en construction de réseaux et en développement logiciel sont les plus difficiles à combler.

Comment combler le fossé entre les jeunes à la recherche d’une carrière gratifiante et les employeurs qui ont de plus en plus besoin de compétences technologiques? En élargissant le dialogue sur les choix de carrière à l’école secondaire, afin d’aider les élèves à comprendre que les carrières technologiques d’aujourd’hui et de demain sont destinées à des gens aux champs d’intérêt très variés et non seulement à des technocrates. 

De plus, ces compétences sont hautement transférables, car la techno est désormais un élément incontournable de pratiquement toutes les industries : les soins de santéla criminologiela modeles artsla musique, l’enseignement, la vente au détail ou même les sports.

Quand il s’agit de compétences technologiques, le choix de programmes collégiaux et universitaires est presque infini, du baccalauréat en génie et en informatique aux divers programmes spécialisés dans les compétences techno les plus en vogue, comme le développement d’applis mobiles ou de jeux vidéo.

Dans trois à cinq ans, quand des élèves actuellement au secondaire deviendront des diplômés de programmes d’enseignement postsecondaire, les compétences technologiques les plus en vogue seront probablement différentes et peut-être bien plus spécialisées qu’aujourd’hui, mais leur niveau de pénétration et leur importance dans chaque organisation et dans tous les secteurs ne feront qu’augmenter. 

Sachant cela, il incombe aux enseignants, aux parents et aux élèves d’élargir le dialogue sur les choix de carrière pour inclure la formation technologique à la solution capable de rompre le cycle du chômage et du sous-emploi chez les jeunes.

Pour plus de détails, cliquez sur l’illustration ci-dessous :

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