Tu aimes la littérature et les beaux-arts? Le codage, c’est pour toi!

Créatif, imaginatif, inventif… ce ne sont pas les premiers adjectifs qui nous viennent à l’esprit pour qualifier le codage ou la programmation informatique. On penserait plutôt à « vieux jeu », « plate », « trop technique », parce que c’est ce que tout le monde pense.

Mais quand on écoute Diana Kimball, une étudiante au MBA à Harvard, parler du côté artistique méconnu du codage, on comprend le cheminement qui l’a amenée d’un cours d’informatique « obligatoire » à l’immersion dans le codage en tant qu’obsession créative.

Diana parle de codage comme d’autres parlent de poésie ou de littérature. Elle croit sincèrement que si tous les jeunes élèves avaient un contact, même sommaire, avec le codage, la réputation de platitude qui colle aux bases mêmes de notre monde axé sur l’ordinateur se transformerait rapidement.

Pendant les premières années d’école, nous apprenons à lire et à écrire, ce qui nous ouvre toutes les possibilités de l’apprentissage par le livre. Mais nous n’apprenons pas à lire et à écrire les codes, même si bien des choses que nous ferons toute notre vie dépendent de l’ordinateur. Sans codage, nous n’aurions ni Facebook et Twitter, ni tablettes ou téléphones intelligents, sans parler des milliers d’autres inventions qui transforment sans cesse nos interactions et les données que nous produisons.

Dans une entrevue avec Nora Young, de CBC Radio, Diana affirme que le codage nous rebute parce que nous le voyons comme un « travail manuel » plutôt que comme un ensemble de moyens nouveaux et créatifs d’interagir avec les données. Elle admet qu’à certains points de vue, le codage se résume à du travail, mais elle insiste sur les aspects les plus stimulants, « un dialogue entre ton imagination et toi, un dialogue avec les utilisateurs réels ou imaginaires » de l’objet créé, qu’il s’agisse d’un site Web, d’un jeu ou d’une appli.

Le codage a un côté introspectif : « L’ordinateur a sa façon de penser, et c’est ton travail de la découvrir et de la modifier », explique Diana. « La programmation et le codage sont précieux parce que ce sont des activités ludiques et que l’invention découle du jeu et de l’expérimentation. »

Si l’idée d’intégrer la créativité à la techno par le codage t’intéresse, tu peux écouter toute l’entrevue accordée par Diana à CBC Radio : Coding as a Liberal Art [en anglais].

Et si tu veux voir par toi-même si le codage peut être aussi amusant que le pense Diana, voici deux sites Web qui offrent des cours de base gratuits qu’on peut suivre à son rythme, sans souci des notes de passage. Ça ne coûte rien d’essayer. Comme Diana, tu pourrais avoir la piqûre du codage!
 
Codeacademy : [en anglais] Apprends à créer des sites Web interactifs, des jeux amusants et des applis d’enfer.

Mozilla School of Webcraft : [en anglais] Mozilla a pour mission de garder le Web ouvert et libre et de permettre à tous de participer à sa construction permanente. Son « école des webmestres » décerne des macarons reconnus par Mozilla qui mettront en valeur tes compétences techniques et communautaires auprès de tes amis, collègues et employeurs éventuels.

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