JS Rancourt, Entrepreneur en TI

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Grand patron du hockey
Président, Hockey Robotics

L’entreprise Hockey Robotics tire sa renommée du fait qu’elle intègre l’informatique à la robotique pour concevoir des bâtons de hockey capables de résister aux lancers frappés les plus dévastateurs!

JS et son équipe ont coupé le ruban inaugural de Hockey Robotics une heure après avoir reçu leur diplôme en génie de l’Université de Waterloo. Un mois plus tard, ils ont commencé des essais de produit pour leur premier client.

La carrière techno de JS

En tant que dirigeant de Hockey Robotics, une entreprise en démarrage novatrice, JS intègre son amour du sport à sa passion de la technologie et des affaires. Hockey Robotics se veut la principale entreprise de technologie, de recherche-développement et d’essais du milieu du hockey. Comme JS l’explique : « Notre but, c’est de proposer toute une gamme de technologies nouvelles pour améliorer le sport et aider les marques, les joueurs et les amateurs. »

Hockey Robotics collabore avec des fabricants pour mettre à l’essai et améliorer la résistance des bâtons de hockey. Sa technologie est un bras robotique qui imite un lancer frappé humain. Le robot communique avec un logiciel qui fournit à JS et son équipe des données qui leur permettent de déterminer la cause du bris. JS espère faire de Hockey Robotics un leader pour l’instauration de normes en matière de bâtons de hockey, dans le but ultime d’améliorer ce sport.

Pendant ses études à l’Université de Waterloo, JS a travaillé avec John McPhee, professeur et ingénieur sportif. Le professeur McPhee est conseiller scientifique pour la revue Golf Digest. Il a remarqué qu’il n’y avait pas d’équivalent, au hockey, des essais robotiques menés par l’industrie du golf pour aider à normaliser et améliorer les bâtons de golf. Il a commencé à esquisser des idées, et JS et ses amis, qui préparaient leur grand projet de quatrième année en génie, en ont entendu parler.

JS raconte : « Quand notre équipe a été informée de cette idée, nous nous sommes réunis et nous avons décidé de partir du concept de base du professeur McPhee, de le moderniser, l’améliorer, concevoir un système de commande, lever des fonds et trouver des partenaires industriels pour construire un prototype. Progressivement, au fil de notre exploration de l’industrie et du marché d’un tel produit, nous sommes devenus Hockey Robotics. »

Au quotidien...

À titre de président, JS supervise la petite entreprise, présente ses idées aux clients potentiels, conclut des marchés, promeut l’image de l’entreprise, donne des entrevues aux médias et fait du développement commercial. « J’essaie de comprendre ce qui se passe dans l’industrie et dans d’autres industries sportives, et j’apporte diverses technologies à notre sport. J’ai aussi beaucoup travaillé à réunir des capitaux pendant notre quatrième année de génie. »

L’entreprise a déjà pris de l’expansion vers d’autres domaines commerciaux. Par exemple, Hockey Robotics mène des essais sur un revêtement nanotechnologique destiné à améliorer la durabilité des bâtons de hockey. Cet enduit est généralement utilisé dans l’industrie militaire et en aviation parce qu’il est à la fois léger et incroyablement résistant. Il assure une protection contre l’usure, qui est la principale cause des bris de bâton. En mai, l’entreprise a annoncé qu’elle mettrait ce revêtement à l’essai sur des bâtons de hockey SBK. Cet annonce a bénéficié d’un solide appui de Guy Lafleur, le hockeyeur légendaire du Canadien de Montréal, qui est membre du conseil d’administration de SBK et a assisté au lancement.

JS veut que Hockey Robotics soit reconnue pour ses innovations technologiques dans le domaine du hockey : « Chaque fois que quelqu’un cherchera à innover, à apporter de nouveaux éléments, ou qu’une ligue voudra comprendre un phénomène du sport, ces gens-là viendront chez Hockey Robotics parce que nous serons les chefs de file. »

Pourquoi cet emploi est formidable

« Quand on voit des choses aboutir, même la réalisation la plus modeste, c’est formidablement gratifiant. Je pense qu’aucun entrepreneur ou PDG véritable n’occupe son poste pour être son propre patron – oui, on est son propre patron, mais ce n’est pas la motivation principale; c’est le défi, les stratégies d’affaires, le soin qu’on prend d’aujourd’hui tout en préparant l’avenir et, surtout, les récompenses que sont la fierté d’une équipe, son succès et la satisfaction du client. »

Cheminement

  • JS a su très tôt qu’il voulait embrasser une carrière qui combinerait les affaires et la technologie; c’est pourquoi il a obtenu un baccalauréat spécialisé en génie mécanique à l’Université de Waterloo.
  • Pendant ses études universitaires, JS a occupé divers emplois en lien avec la technologie afin d’élargir ses compétences en affaires, en service à la clientèle et en technologie. À titre de consultant en technologie chez Deloitte, il a aidé son équipe à s’assurer des millions de dollars en mises de fonds.
  • Il a présidé à quelques démarrages d’entreprises, notamment l’innovatrice Resume Cards. Cette entreprise conçoit, en partenariat avec des universités, des cartes d’affaires pour étudiant qui contiennent un bref résumé du curriculum vitae.
  • JS a commencé, sous la direction du professeur John McPhee, à étudier le génie sportif, un sujet qui le passionnait en raison de son amour du hockey et de ses années passées à jouer au golf au sein de l’équipe primée de l’université. Il a décidé de concrétiser la vision du professeur McPhee.
  • En 2010, JS a cofondé l’entreprise qui allait s’appeler Hockey Robotics et en est devenu le président. En juin 2011, l’entreprise a officiellement ouvert ses portes; depuis, JS y travaille à temps plein.

Les défis du métier

« Il y a une chose que j’ai apprise », raconte JS. « C’est que les choses peuvent aller mal et qu’il faut s’y attendre. Quand on travaille avec une nouvelle technologie, qu’on fait des choses que personne n’a jamais faites auparavant, on fait face à des obstacles imprévus, auxquels on n’avait pas pensé, et ces obstacles se multiplient. Pour les résoudre, il faut du temps et toute l’équipe doit s’y mettre. »

À 23 ans à peine, JS a dû apprendre à diriger une entreprise avec succès. « Nous avons la meilleure équipe dont j’aurais pu rêver, des gens qui sont extrêmement doués dans leur domaine et très avisés en affaires, mais il est encore difficile de gérer cette équipe. »

Pour réussir, JS prévoit d’avance les problèmes qui pourraient survenir dans l’avenir. « Pour un jeune président dans une industrie comme celle du hockey, où il y a beaucoup de vétérans, c’est parfois difficile d’acquérir de la crédibilité. Je prévois tirer parti de nos titres d’étudiants en génie de la meilleure université canadienne, de notre affiliation avec l’université et du fait qu’un professeur bien connu fait partie de notre équipe, afin d’accroître notre crédibilité et de nous aider à gagner de l’argent et à réunir des investissements dans l’avenir. Je regrette de ne pas avoir davantage d’expérience dans certains aspects comme le côté juridique, mais ce sont des choses qui s’apprennent. »

Conseils pour réussir

Faites des maths et des sciences! « En fait, il y a très peu d’élèves de 9e ou 10e année qui savent déjà ce qu’ils vont faire plus tard, mais si vous arrivez en 12e sans avoir fait de cours de maths ou de sciences, il y a beaucoup de portes qui vous sont déjà fermées. En 10e année, on ne sait pas si on voudra faire des études en génie, en médecine ou en comptabilité à l’université, on ne peut pas en être certain d’avance. Moi-même, en 10e année, je ne le savais pas. C’est le manque de cours de maths et de sciences qui ferme le plus de portes. Mon conseil, c’est d’ouvrir toutes les portes. Faites tous les cours de maths et de sciences possibles; arrivés en 12e année, au moins, vous pourrez aller n’importe où. Les notes ont de l’importance; c’est avec elles qu’on entre dans une université de haut niveau comme l’Université de Waterloo. »