Sport et technologie

JS Rancourt, Hockey Robotics
Le tir… et le but!

Que diriez-vous d’aider un joueur de hockey à lancer parfaitement, ou un nageur olympique à battre ses propres records? Que diriez-vous de concevoir un article de sport qui révolutionne la compétition?

Ce ne sont que quelques exemples de ce qui s’offre à ceux et celles qui choisissent une carrière alliant le sport et la technologie. Les spécialistes en technologie sportive visent à améliorer la performance des athlètes et à élaborer de l’équipement de plus en plus perfectionné et personnalisé, pour aider chaque athlète à exploiter son plein potentiel.

Le sport est un secteur commercial qui met en jeu des millions de dollars en salaires et en promotion de produits. Dans ce contexte, les décisions fondées sur des données peuvent changer la donne. Le populaire film Moneyball : L’art de gagner montre l’incroyable quantité de données liées (big data) qu’utilisent les équipes de baseball des ligues majeures pour prévoir le résultat de la performance des joueurs et repérer les joueurs sous-estimés qu’elles pourront obtenir à peu de frais.

Des technos géniales pour le sport

De nos jours, les équipes de baseball recourent à la sabermétrie, le genre d’analyse de données révélé dans Moneyball, pour prévoir le nombre de circuits qu’un certain joueur peut frapper ou pour choisir un joueur de troisième but. En fait, plusieurs équipes professionnelles, notamment les Blue Jays de Toronto, les Yankees de New York et les Red Sox de Boston, ont embauché un spécialiste de l’analyse sabermétrique à plein temps.

Les équipes de football et de soccer font elles aussi appel à des montagnes de données tirées des matchs joués pour analyser la position idéale de leurs joueurs sur le terrain face à chaque équipe adverse, dans toutes les situations possibles. Peut-on concevoir les millions de bits de données dont elles ont besoin? C’est pourquoi les analystes de données sportives comptent sur les programmeurs informatiques pour découvrir sans cesse de nouvelles façons de compiler les données et de présenter les résultats de façon à faciliter l’évaluation des forces et des faiblesses de chaque joueur.

En plus de recourir à la technologie pour compiler leurs données, les athlètes olympiques et professionnels, les équipes sportives et même les arbitres s’en servent pour gagner un avantage par toutes sortes de moyens encore inconcevables il y a quelques années. En voici quelques exemples :

  • De minuscules sondes fixées à divers endroits du corps d’un athlète captent des données en temps réel et en continu sur les mouvements de chaque muscle durant une séance d’entraînement. L’analyse de ces données biomécaniques au moyen d’un logiciel spécialisé pour la natation a aidé le nageur canadien Brent Hayden à remporter une médaille de bronze aux Jeux olympiques d’été de 2012 à Londres.
  • Hockey Robotics, une entreprise de Waterloo, travaille en collaboration avec des fabricants de bâtons de hockey afin d’accroître la résistance des bâtons au moyen d’une technologie robotique de sa création, qui imite le lancer frappé d’un joueur humain. Lorsqu’un bâton casse, le robot envoie les données à un programme informatique qui détermine la cause du bris. Ensuite, des ingénieurs trouvent la manière d’éliminer la faiblesse découverte.
  • Le dernier cri en matière de ballon de soccer, appelé « ballon intelligent », porte une puce informatique qui donne en temps réel la position précise du ballon sur le terrain. Ces renseignements sont utiles aux entraîneurs, qui s’en servent pour déceler les aspects positifs et négatifs de la performance de leurs joueurs, mais aident aussi les arbitres à rendre des décisions justes. La Fédération internationale du football-association (FIFA), l’organisme mondial qui fixe les règles du soccer, a approuvé l’utilisation du ballon intelligent, qui envoie un signal à l’arbitre à l’instant même où le ballon franchit la ligne de but, ce qui devrait éliminer toute discussion quant à la validité des buts.
  • Richard Hoshino, un mathématicien canadien, a contribué au développement d’un programme informatique qui modifie le calendrier de la Nippon Professional Baseball League du Japon de façon à réduire les déplacements des équipes dans une proportion allant jusqu’à 25 %. Richard a allié les mathématiques et le sport à sa passion pour la résolution mathématique de problèmes environnementaux!

Formation, compétences et carrières

De multiples avenues de carrière allient le sport à la technologie. La meilleure façon de commencer est sans doute d’associer sa passion sportive à la carrière dont on rêve.

D’ailleurs, les innovations technologiques ne se limitent pas au sport d’élite. Le secteur des sports et du conditionnement physique grand public présente aussi un fort potentiel de carrière. Il suffit de penser au nouvel équipement et aux innombrables gadgets et applis mobiles créés chaque année. Connaissez-vous des coureurs ou des accros de la condition physique qui n’utilisent aucune appli ni gadget?

Tous les secteurs sportifs évoluent grâce aux progrès technologiques révolutionnaires réalisés dans des domaines d’études tels que l’ingénierie, les sciences des matériaux, la biomécanique, la kinésiologie (l’étude des mouvements du corps humain), l’analyse des données, la gestion de bases de données, la programmation informatique et les technologies de l’information et des communications (TIC).

On peut suivre un cours dans l’un des domaines ci dessus, puis diriger sa carrière vers un secteur de la technologie sportive en se tournant vers les équipes professionnelles, les organismes œuvrant auprès des équipes olympiques canadiennes ou les fabricants d’équipement et d’accessoires.

En bref, si vous aimez le sport, vous pouvez frapper un coup sûr en l’intégrant à votre carrière. Consultez les programmes et les profils de carrière suivants, proposés par CareerMash, pour déterminer ce qu’il vous faut comme études postsecondaires et voir quelques exemples de cours.

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