L’aérospatiale

De la construction d’avions à l’envoi d’un télémanipulateur dans l’espace à bord d’une navette spatiale, l’industrie canadienne de l’aérospatiale, qui compte plus de 500 entreprises et 87 000 employés, s’occupe d’à peu près tout ce qui a le moindre rapport avec le vol.

Cette industrie est en plein essor : son chiffre d’affaires a plus que doublé depuis vingt ans, pour atteindre 22,5 milliards de dollars aujourd’hui. Sa technologie de pointe est très en demande à l’étranger aussi. Les trois quarts de notre production aérospatiale dans les secteurs de l’aviation, de la défense et de l’espace sont exportés dans d’autres pays, d’après l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC).

Portrait

Hier comme aujourd’hui, les entreprises canadiennes d’aérospatiale ont produit d’impressionnantes réalisations, sur Terre comme dans l’espace. Les ingénieurs, technologues, chercheurs et conceptrices en aérospatiale construisent des appareils tels que les jets d’affaires innovateurs de Bombardier. Nous nous spécialisons aussi dans les moteurs d’avion, les hélicoptères commerciaux, les systèmes de contrôle de la circulation aérienne et les nouveaux matériaux composites qui permettent d’alléger les appareils et de réduire leur consommation de carburant. L’industrie construit également des satellites qui servent aux communications, à la télédétection et à la collecte de données de toutes sortes allant du repérage des secteurs riches en ressources à l’aide aux opérations de recherche et de sauvetage en passant par le suivi des conditions météo.

Voici quelques exemples parmi nos nombreuses réalisations. Cliquez sur l’hyperlien pour consulter la liste complète des produits et services de l’aérospatiale canadienne (disponible en anglais seulement).

L’atterrissage d’Apollo sur la Lune – L’entreprise québécoise Héroux-Devtek a produit les trains d’atterrissage des six modules lunaires du programme américain Apollo qui ont permis aux astronautes de se poser sur la Lune en toute sécurité et de redécoller de sa surface. Les astronautes sont revenus, mais les trains d’atterrissage sont restés sur place; ils y sont toujours, à six endroits différents sur la Lune! Aujourd’hui, Héroux-Devtek perpétue sa tradition d’innovation technologique sur les marchés des trains d’atterrissage, de l’aérostructure et des produits industriels dans ses 12 usines de production en Amérique du Nord.

Le télémanipulateur de la navette spatiale – La société britanno-colombienne MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) est devenue célèbre en produisant le télémanipulateur Canadarm, le bras robotisé utilisé sur la navette spatiale pour 135 missions en 29 ans. MDA fournit des solutions informatiques de pointe pour la saisie et le traitement d’énormes masses de données, améliorant ainsi le rendement des entreprises et des gouvernements à l’échelle mondiale. MDA se démarque toujours dans le domaine de la robotique, où son expertise technologique s’étend désormais aux secteurs de la médecine, du nucléaire et de l’exploitation minière automatisée.

Les simulateurs de vol – Une autre société québécoise, CAE, est un chef de file mondial dans le domaine des simulateurs tels ceux qui servent à former les pilotes dans des cockpits réalistes qui reproduisent l’expérience de vol sans jamais quitter le sol. CAE offre des services de formation en aviation civile et militaire et en pilotage d’hélicoptère dans plus de 45 établissements répartis dans le monde, au bénéfice d’environ 100 000 membres d’équipage par année! Elle s’occupe aussi de formation sur simulateur dans les domaines de la santé et des mines.

Satellites – Établie à Ottawa, la société Telesat est un chef de file du domaine des communications satellitaires depuis plus de 50 ans, son expérience remontant au tout début de l’existence des satellites. En 1952, les prédécesseurs de Telesat chez AT&T et Bell Labs ont lancé Telstar 1, qui a assuré la toute première transmission intercontinentale en direct de télévision par satellite, entre l’Europe et les États-Unis. Aujourd’hui, Telesat possède des bureaux et des installations un peu partout dans le monde, ainsi qu’une flotte spatiale de 13 satellites. De plus, la société administre les opérations d’autres satellites pour des tierces parties.

Des cheminements intéressants vers une carrière en aérospatiale

On peut combiner toutes sortes de cheminements éducatifs pour déboucher sur une carrière liée à l’aérospatiale. On pense tout de suite aux programmes universitaires courants en génie mécanique, électronique et des systèmes, mais les programmes de formation collégiale et de certificat pour les technologues, les machinistes et les techniciens sont eux aussi pertinents.

Si l’espace vous interpelle, l’Université York propose des programmes de baccalauréat en sciences de l’espace et en génie spatial offrant une option de stage supervisé en milieu de travail dans l’industrie de l’aérospatiale ou des communications. Les professeurs de York ont participé directement à un grand nombre de missions spatiales canadiennes et internationales.

Le baccalauréat en génie aérospatial de l’Université Ryerson comprend des cours sur l’aérodynamique, l’analyse de contraintes et la conception structurale, la mécanique, la stabilité et les commandes de vol, la performance aéronautique, la propulsion, l’avionique et les systèmes, en plus d’une formation en génie mécanique et électrique.

L’Université Carleton offre un baccalauréat en génie aérospatial qui comporte trois parcours principaux : structures aérospatiales; conception de systèmes et de véhicules; électronique et systèmes aérospatiaux.

L’Université de Toronto s’est dotée d’un institut d’études aérospatiales au sein de sa Faculté des sciences et du génie. Elle y offre des programmes en robotique, en conception de systèmes spatiaux et en dynamique et commande des vaisseaux spatiaux.

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