Analyste en informatique judiciaire

I3WbTehngSE

En Floride, le procès sensationnel de Casey Anthony, accusée du meurtre au chloroforme de sa fille de deux ans, Caylee, a fait couler beaucoup d’encre. Au cours du procès, la poursuite a déposé en preuve des données d’informatique judiciaire qui révélaient que des recherches Google sur le mot « chloroforme » avaient été faites à l’ordinateur familial. Mais cette preuve n’a pas donné les effets escomptés. On peut voir et entendre Cindy Anthony, mère de Casey et grand-mère de Caylee, contribuer à disculper Casey en affirmant avoir effectué elle-même ces recherches sur Google.

Survol

Une carrière en informatique judiciaire peut allier la passion du numérique à des habiletés d’enquête dans les services policiers, juridiques, militaires ou commerciaux. Partout où on trouve des données – bref, à peu près partout –, les analystes en informatique judiciaire s’en servent pour poursuivre des criminels endurcis, des terroristes, des pirates informatiques et des escrocs à cravate.

Les chemins qui mènent à une carrière en informatique judiciaire ne sont pas tous directs. Le Canadien John Bradley, président de SiQuest, est un des enquêteurs en informatique judiciaire qui ont aidé à découvrir la trace de la recherche Google dans l’affaire Anthony.  M. Bradley, qui avait amorcé sa carrière comme agent de la paix, s’est mis à s’intéresser à l’informatique judiciaire quand il est devenu gestionnaire de l’unité des crimes électroniques au sein du corps policier de la région de Durham.

Après son départ de la force policière, John Bradley a développé un logiciel d’informatique judiciaire sur Internet, CacheBack, dont il s’est servi dans l’affaire Anthony. Ses talents lui permettent aussi de traduire les questions techniques en témoignages faciles à comprendre et convaincants à titre de témoin-expert dans des procès pour homicide comme celui de Casey Anthony.

Profil idéal

  • Avoir une fascination pour les aspects techniques de l’information numérique
  • Avoir le souci du détail et faire preuve de persévérance
  • Savoir sortir des sentiers battus pour réfléchir et résoudre des problèmes
  • S’intéresser aux aspects judiciaires et commerciaux du crime informatique

Cheminement

On peut obtenir un baccalauréat en sciences avec une spécialisation en informatique judiciaire et en investigation judiciaire. On peut aussi commencer par acquérir l’expertise technique nécessaire à l’informatique judiciaire en obtenant un diplôme en génie logiciel ou en génie informatique, puis suivre des cours supplémentaires sur les outils et les techniques d’enquête judiciaire comme le perçage des mots de passe et la cryptologie.

Destinations

Outre les corps policiers et des organismes du gouvernement axés sur la collecte de renseignements, les analystes en informatique judiciaire trouvent de l’emploi dans des cabinets d’experts-conseils en affaires comme Deloitte et PwC.  Ces sociétés recueillent des preuves par l’informatique judiciaire relativement à des affaires de fraude comptable ou de vol de propriété intellectuelle. Elles fournissent aussi une rétro-expertise en informatique judiciaire en comblant les lacunes des systèmes d’entreprise afin de prévenir le crime informatique. 
 

Add new comment

Filtered HTML

Plain text

  • No HTML tags allowed.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Lines and paragraphs break automatically.